Régime CARMF et complément
La prévoyance du gynécologue libéral
Un arrêt de travail arrête vos revenus, pas vos charges de cabinet. Le régime obligatoire des médecins libéraux combine des indemnités de l'Assurance maladie sur les premiers mois et des prestations CARMF au-delà — avec des plafonds et un point de bascule qu'il faut connaître avant de choisir un complément.
Un courtier spécialisé santé calibre franchise et rente sur votre situation réelle
- de carence avant les IJ de l’Assurance maladie
- 3 jours
- entrée en jeu des IJ de la CARMF
- 91e jour
- durée maximale des IJ CARMF
- 36 mois
Qui vous indemnise, et à partir de quand
Depuis 2021, deux étages se succèdent : l'Assurance maladie sur les trois premiers mois, la CARMF ensuite.
- Carence Jours 1 à 3
Délai de carence : aucune indemnisation.
- CPAM Jours 4 à 90
Indemnités journalières de l'Assurance maladie pour les médecins libéraux, calculées sur les revenus déclarés et plafonnées.
- CARMF À partir du 91e jour
Indemnités journalières de la CARMF, dont le montant dépend de la classe de revenu, pour 36 mois au maximum.
- Invalidité Au-delà de 3 ans
Passage éventuel en invalidité : pension d'invalidité du régime invalidité-décès, à des conditions strictes d'incapacité.
- Montant CARMF 2026
- De 65,84 €/jour pour les revenus les plus bas à 197,51 €/jour au plafond, la tranche intermédiaire étant calculée sur 1/730e des revenus de l'avant-dernière année.
- Abattements par âge
- Réduction de 25 % puis 50 % entre 62 et 69 ans, et de 50 % au-delà de 70 ans.
- Condition
- Être à jour de ses cotisations et déclarer l'arrêt dans les deux mois suivant sa survenance.
- Durée
- 36 mois au maximum, continus ou discontinus.
L'écart entre ce que vous gagnez et ce que vous percevez
Le régime obligatoire n'a jamais eu vocation à maintenir le revenu d'un praticien libéral. Il pose un socle.
Le premier écart est mécanique : le régime raisonne en indemnité journalière plafonnée, pas en pourcentage de votre revenu réel. Au-delà d'un certain niveau d'honoraires, chaque euro supplémentaire n'est pas couvert. Le second écart est comptable : pendant l'arrêt, le cabinet continue de coûter — loyer, personnel, cotisations, matériel — alors que l'activité est à zéro.
- Des indemnités journalières à partir du 4e jour d’arrêt, plafonnées
- Un relais CARMF à partir du 91e jour, pour 36 mois au maximum
- Une pension d’invalidité en cas d’incapacité durable
- Un capital décès et des rentes de conjoint et d’enfant
- Les trois premiers jours de carence
- La part de revenu au-delà du plafond d’indemnisation
- Les frais fixes du cabinet pendant l’arrêt
- La perte de revenu au-delà de 36 mois hors invalidité reconnue
- Les conséquences d’un arrêt partiel ou d’une reprise progressive
Faites l'exercice sur un cas réel : posez votre revenu annuel net, retirez ce que verse le régime obligatoire pour un arrêt de six mois, ajoutez les charges fixes du cabinet sur la même période. Le résultat est le montant que doit couvrir votre contrat complémentaire. C'est cette somme, et non un pourcentage abstrait, qui doit guider le choix.
Ce qu’un contrat de prévoyance vient combler
- Franchise
- Le nombre de jours d'arrêt avant indemnisation. Une franchise courte coûte plus cher mais couvre les arrêts brefs, les plus fréquents.
- Indemnités journalières
- Un montant contractuel qui s'ajoute au régime obligatoire, à calibrer sur le revenu réel et non sur un forfait.
- Frais généraux
- Une garantie distincte qui prend en charge les charges fixes du cabinet pendant l'arrêt. Souvent oubliée, souvent décisive.
- Invalidité
- Rente d'invalidité, avec une définition de l'incapacité qui doit être professionnelle et non fonctionnelle.
- Décès
- Capital et rentes, à articuler avec ce que verse déjà le régime invalidité-décès de la CARMF.
- Fiscalité
- Les cotisations d'un contrat Madelin sont déductibles du revenu professionnel imposable, dans les limites légales.
Une invalidité évaluée selon un barème fonctionnel mesure votre incapacité générale. Une invalidité professionnelle mesure votre incapacité à exercer votre métier. Pour un chirurgien-gynécologue, la différence est majeure : une atteinte de la main peut interdire le bloc sans atteindre un taux fonctionnel élevé. Cette clause se lit avant le tarif.
Un praticien s'arrête six mois. Les trois premiers jours ne sont pas indemnisés, les trois premiers mois relèvent de l'Assurance maladie dans la limite du plafond, les trois suivants de la CARMF selon la classe de revenu. Pendant tout ce temps, loyer, salaires et cotisations continuent de courir. C'est cet écart cumulé, et non le seul manque à gagner, que le complément doit absorber.
Quand souscrire, et pourquoi tôt
La prévoyance se tarifie sur l'âge et l'état de santé au moment de la souscription. Un questionnaire médical déjà chargé conduit à des exclusions ou à des surprimes définitives sur la pathologie déclarée. Souscrire tôt, c'est fixer des conditions qui ne se rediscutent plus ensuite.
- 1 Chiffrer l'écart réel
Revenu net, prestations du régime obligatoire, charges fixes du cabinet : le besoin se calcule, il ne s'estime pas.
- 2 Choisir la franchise
Courte pour les arrêts fréquents et brefs, plus longue si votre trésorerie absorbe les premières semaines. C'est le principal levier de prix.
- 3 Vérifier la définition de l’invalidité
Professionnelle plutôt que fonctionnelle, avec une référence explicite à l'exercice de la spécialité.
- 4 Contrôler les exclusions
Affections dorsales et psychiques sont souvent exclues ou soumises à conditions : c'est le point le plus fréquemment découvert trop tard.
Questions fréquentes sur la prévoyance du gynécologue
À partir de quand suis-je indemnisé en cas d'arrêt de travail ?
Combien verse la CARMF ?
La prévoyance complémentaire est-elle obligatoire ?
Qu'est-ce que la garantie frais généraux ?
Les cotisations sont-elles déductibles ?
Pourquoi souscrire tôt ?
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